La Société Recherches amérindiennes au Québec est une maison d’édition entièrement consacrée à la diffusion de connaissances sur les enjeux et sur les réalités des populations autochtones du Québec, des Amériques et à travers le monde. Née de l’initiative de jeunes chercheurs depuis maintenant 50 ans, la Société agissait d’abord comme un organisme de liaison entre les chercheurs intéressés par les questions autochtones. La création de la Société consacre une volonté réelle des fondateurs de la revue de s’engager au sein de la société, non seulement en tant que société savante, mais aussi en créant des ponts entre les principaux acteurs des communautés autochtones et les chercheurs. La Revue souhaitait développer l’intérêt des citoyens allochtones pour les réalités et les discours des Autochtones. Depuis sa fondation en 1973, la Société consacre en effet l’ensemble de ses activités à la diffusion de connaissances sur les populations autochtones du Québec et des Amériques. Entre 1971 et 2021, elle publie la revue Recherches amérindiennes au Québec. À partir de 2022, la revue poursuit la publication de ses numéros sous le titre de Revue d’études autochtones. 

La Société publie également des monographies regroupées en cinq collections : Signes des Amériques, Paléo-Québec, Peuples autochtones et enjeux contemporains, Dossiers, Présence des Premières Nations et Textes amérindiens. Elle organise des colloques et différents événements reliés aux enjeux autochtones et, depuis 2003, elle produit des documents audiovisuels. Depuis les débuts, la place accordée aux voix autochtones est primordiale, étant le tout premier objectif de la fondation de la revue. Cela se reflète notamment dans les nombreuses collaborations autochtones au fil des publications et par les activités telles que « les Midis des Nations », dont l’objectif est juste- ment de rendre accessibles auprès de la population en général les perspectives et les opinions des Autochtones sur divers enjeux qui les touchent.

Alors que la Société est dirigée par un conseil d’administration formé d’au moins cinq membres élus annuellement, la revue est placée sous la responsabilité d’un directeur ou d’une directrice et d’un rédacteur ou une rédactrice en chef secondés par un rédacteur, un comité de rédaction et un comité international. Quant aux colloques, forums, débats-midi, et à la production de documents audiovisuels, ils sont organisés et sporadiquement régis par les membres du conseil d’administration de la Société.

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Le conseil d’administration

Président : Robert Lanari
Vice-président : Pierre Trudel
Secrétaire : Isabelle Bouchard
Trésorier : François Girard
Administrateur : Émile Duchesne
Administratrice : Caroline Nepton Hotte
Administratrice : Mélanie Chaplier
Administratrice : Roxanne Blanchard-Gagné
Administrateur : David Bigaouette

Bref historique

Entre 1960 et 1970, la création des départements d’anthropologie de l’Université de Montréal (1961), de l’Université McGill (1969) et de l’Université Laval (1972) a permis de former les premiers diplômés à s’intéresser à l’étude des populations et des cultures autochtones du Québec. Camil Guy (ethnologue) et Charles A. Martijn (archéologue), deux chercheurs du ministère des Affaires culturelles du Québec, proposèrent la création d’une revue ou d’un bulletin. Lors d’une réunion regroupant une quinzaine de chercheurs, il fut proposé de mettre sur pied les deux types de publications. Alors que le bulletin de liaison devait servir de lien entre les chercheurs et les informer des différents événements concernant leurs disciplines respectives, la revue devait servir à publier les résultats de leurs travaux.

Au printemps 1971, le mégaprojet hydro-électrique de la Baie James soulevait l’intérêt d”un groupe d’anthropologues qui constataient « la mise à l’écart » des communautés cries et inuites affectées par ce projet. Devant l’importance de ne pas passer sous silence les voix autochtones face à un événement d’une telle ampleur, un recueil de textes fut rapidement sollicité auprès des personnes qui travaillaient dans les communautés concernées, constituant ainsi le premier « véritable » numéro de la revue (« La Baie James des Amérindiens », vol. I, n˚ 4-5) regroupant des articles. Ce qui avait débuté comme un bulletin de liaison s’est rapidement transformé en une revue avec une prise de position éditoriale, des articles scientifiques et des préoccupations résolument engagées. Après ces deux premières années de publication, on a décidé d’inscrire la revue au sein d’un plus vaste réseau d’activités dans le but d’agir au-delà de la communauté savante. C’est ainsi qu’en 1973, la Société Recherches amérindiennes au Québec fut officiellement fondée. Celle-ci consacre entièrement ses activités à la diffusion de connaissances sur les populations autochtones du Québec et des Amériques en publiant une revue et des monographies, regroupées en différentes collections.